Comme annoncé dans le 1e numéro du Vert de l’Amitié et explicité dans le second, deux membres de la locale ECOLO, avec leur casquette de citoyen, ont activé leur droit d’interpellation du Collège communal en séance publique du Conseil Communal du 1e octobre 2013: Richard Bergen et Steve Tonneaux. Richard Bergen a interrogé sur la problématique du fauchage tardif le long des sentiers et Steve Tonneaux sur l’impact des mesures d’austérité prises par le gouvernement fédéral sur les finances communales.


Nous vous livrons ici notre brève analyse des réponses du Collège à ces interpellations

l’impact des mesures d’austérité prises par le gouvernement fédéral sur les finances communales

Pour rappel l’interpellation portait précisément sur l’impact des politiques fédérales sur les finances communales d’Anhée et les intentions du collège communal quant à la mise en œuvre de ces dernières (réformes des pensions des agents communaux, sous-financement et déficit généralisé des zones de police, coût des services d’incendie, mesures concernant le chômage, sanctions administratives communales, etc…)
« Le Collège s’est globalement montré sensible à la problématique énoncée et a convenu que les perspectives d’avenir sont fort peu réjouissantes, les communes seront bel et bien affectées par ces charges. Dans quelle mesure ? Difficile à dire pour Anhée à l’heure actuelle…

Après avoir entendu ce constat ainsi qu’une impressionnante série de chiffres énumérés par l’échevin des finances (qui prouve seulement qu’il connait bien sa matière), je suis resté sur ma faim ! Quelle politique le Collège va-t-il mettre en place pour tenter de dépasser cette crise avec le moins de dégâts possibles? Le Fédéral devra fournir plus d’efforts sur bon nombre de dossiers mais les communes vont devoir redoubler d’ingéniosité et de créativité pour résoudre les problèmes futurs. Quelles sont les perspectives d’avenir de la majorité? Quelles démarches proactives comptent-ils mettre en place au niveau du CPAS? Ce sont des réponses à ces questions qu’il m’a manquées en quittant le Conseil Communal ce soir là !

Autre élément : ravi d’avoir entendu le Bourgmestre annoncer qu’il ne serait pas vraiment opportun, à Anhée, d’appliquer la loi Milquet sur les S.A.C. (Sanctions Administratives Communales). Peu de recettes générées par rapport aux dépenses liées à sa mise en application. Bien sûr, Mr le Bourgmestre, Anhée n’est pas Schaerbeek ! Mais malgré cette comparaison inutile et douteuse, et malgré le fait que vous ayez minimisé cette statistique en séance publique, je pense qu’il ne faut pas négliger le vandalisme à Anhée .Le phénomène est plus ample que ce que vous ne souligner publiquement. Mais, si ECOLO s’oppose à cette loi, c’est avant tout parce que cela met à mal la séparation des 3 pouvoirs, que cela porte atteinte aux libertés individuelles et que l’élargissement des SAC aux jeunes dès 14 ans est une réponse stigmatisante à la problématique des incivilités au niveau communal !»

« Quand le train de la biodiversité a raté son arrêt en gare de MAREDRET !!».

Voilà le titre donné à l’interpellation du citoyen, exercé par R. Bergen (habitant de MAREDRET et membre de la locale ECOLO d’Anhée) auprès du Collège Communal, au cours du Conseil Communal du 1 er octobre 2013.

Plusieurs questions ont été posées ; toutes centrées autour de la politique communale en matière d’entretien des abords du sentier RAVeL.

L’interpellation faisait suite à un fauchage (mai 2013) jugé inapproprié et excessif de toute la bande de fleurs sauvages occupant le quai de l’ancienne gare de MAREDRET, de même que d’une bande herbeuse et florale, le long du sentier, direction Ermeton. De surcroit, le fauchage sur le quai de l’ancienne gare a été effectué par un habitant du village, non content que les services communaux aient décidé de suspendre le travail, suite à la demande de R. Bergen !
R. Bergen demandait notamment au Collège de clarifier sa politique en matière d’entretien du sentier RAVeL et surtout celle visant à protéger la flore sauvage intéressante, abondante et surtout mellifère présente tout au long du sentier. Il rappelait les engagements importants pris par ce Collège dans le cadre de sa politique de promotion de l’environnement et de son statut de « Commune Maya ». Ces engagements sont résumés au niveau du bulletin communal de juin 2013 en ces termes : « ….favoriser l’accueil de la faune et de la flore sur son territoire, que ce soit par la plantation d’arbres et de haies, la pratique du fauchage tardif, la gestion différenciée des espaces verts ou l’aménagement des jardins des particuliers…. ». Ces mêmes engagements sont concrétisés par l’installation d’un panneau didactique intitulé « Quand RAVeL rime avec MIEL », durant la semaine de l’abeille, en avril 2013. Ce panneau fait précisément la promotion de toutes les fleurs d’arbres, d’arbustes et sauvages, présentes une grande partie de l’année le long du sentier RAVeL et que la commune d’Anhée s’engage à préserver tant pour leur beauté que pour leurs qualités mellifères ; visant ainsi à protéger les insectes pollinisateurs comme les abeilles.
Il se fait que le panneau didactique se trouve juste en face du quai de l’ancienne gare, qui a fait l’objet de l’interpellation !!
Le Collège, a apporté des éléments de réponses qui nous laissent sur notre faim :
– Madame l’Echevine A. Falaes précise, pour ce qui concerne les sentiers comme le RAVeL, que la Commune d’Anhée « assure son entretien au moyen d’un tracteur qui fauche, 2 fois par an, de part et d’autre du sentier, une bande d’1 mètre de large afin que les différents utilisateurs (piétons, cyclistes, rollers, trottinettes, …) puissent y accéder facilement sur toute la largeur ». Et de rajouter que : « étant à la fois en charge du Tourisme et de l’Environnement, il y a lieu de veiller à concilier au mieux les intérêts des uns et des autres, … . » !
– Monsieur le Bourgmestre L. Piette apporte un complément d’information, pour justifier cette politique en disant qu’il « faut tenir compte du fait que le RAVeL Molignée, image importante pour notre commune, est le moins large de tous les RAVeL en raison de la qualité de la faune et de la flore présentes dans la Vallée de la Molignée. De même, en raison de son étroitesse et pour des raisons de bonne mobilité et de sécurité pour ses nombreux utilisateurs, il est nécessaire de procéder à l’entretien régulier de ses abords… . »
Nous ne pouvons pas accepter que parce que le sentier en question est « moins large que d’autres RAVeL », il faille faucher jusqu’à 1 m, de part et d’autre !! Ce ne sont pas ces bandes fauchées qui vont permettre aux cyclistes, rollers et trottinettes de circuler plus facilement, puisqu’ils ont précisément besoin d’un revêtement macadamisé pour bien circuler !! Par conséquent, une bande de 50 cm nous parait la solution la plus raisonnable.
Nous ne pouvons pas accepter que le fauchage se fasse 2 x par an. Rien ne le justifie ! La flore, que la commune s’engage précisément à protéger, a besoin qu’on la laisse se développer tout au long de l’année, en respectant son cycle de croissance. Dès lors, un fauchage, 1 x fois par, à la fin de l’automne, est amplement suffisant.
Justifier davantage encore sa politique de gestion du sentier RAVeL, en avançant l’argument touristique, est inacceptable ! Les touristes qui choisissent de séjourner dans notre région ne cherchent pas une nature « propre » et « bien dégagée ». Au contraire ! Ils font partie de la catégorie de touristes à la recherche d’une nature plus authentique.

En conclusion, que ce soit auprès des habitants d’Anhée et des touristes qui choisissent notre région :
– Pourquoi ne pas leur expliquer clairement la politique menée dans l’intérêt réel de la préservation de la flore sauvage bordant le RAVeL ?
– Pourquoi ne pas leur rappeler précisément que le RAVeL Molignée est le moins large de tous les RAVeL « en raison de la qualité de la faune et de la flore présentes dans la Vallée de la Molignée » ?
– Pourquoi ne pas le leur expliquer, à différents endroits du RAVeL « Molignée », au moins dans les 3 langues nationales du pays ?
– Pourquoi ne pas mettre tous les acteurs du PCDN d’Anhée autour de la table, pour en débattre et apporter les solutions appropriées dans le sens d’une éducation du public à l’environnement, mais aussi d’une politique du tourisme réellement « verte » ?
– En plus, ne serait-ce pas, in fine, plus économe pour la commune de diminuer la fréquence et la largeur des bandes fauchées ?

Faites vous votre propre opinion en lisant les réponses complètes du Collège

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