En novembre dernier, la majorité anhétoise décide de ne plus participer au GAL Haute Meuse, et par conséquent, condamne l’existence de ce dernier, privant ainsi la vallée mosane de moyens utiles à son rayonnement .

Le GAL est un projet regroupant plusieurs communes de la Haute-Meuse (Anhée, Dinant, Hastière, Onhaye et Yvoir), il met son énergie à concrétiser des actions sur le tourisme, l’économie, les circuits-courts, etc… .Ces actions sont subventionnées à 90%. Aujourd’hui, nous découvrons les thématiques mises en avant pour la réalisation du futur PCDR, dont les projets liés seront subventionnés à hauteur de 80%. Ces thématiques sont notamment le tourisme, l’économie, les circuits-courts, etc …

Logique mathématique?

Une décision à contre-sens d’un développement de stratégies transversales

Ce sont donc 1 800 000 € de subsides régionaux et européens qui ne seraient pas mis à profit pour le développement territorial de la Haute-Meuse. Nous regrettons vivement que des emplois soient perdus et qu’une dynamique citoyenne et de mise en réseau se termine ou devra être relancée par d’autres.

Dans un contexte budgétaire difficile, alors que le Gouvernement Wallon incite les communes à développer des stratégies transversales, nous ne pouvons accepter cette décision à contre-courant qui conduira à la fin des activités du GAL et à une réduction considérable des moyens de la Maison du Tourisme.
Nous en avions immédiatement d’ailleurs appelé à une reprise du dialogue entre le GAL, la Maison du Tourisme et les communes d’Anhée et Yvoir pour l’avenir de la Haute-Meuse !

A quoi ça sert un GAL?

Pour rappel, depuis 2009, le GAL Haute-Meuse, en collaboration avec la Maison du Tourisme de Dinant, a mené un travail considérable dans le développement touristique de notre région («Saxpass», «Visit Dinant»,…). Il a aussi joué un rôle important dans la création et la pérennité de
«groupes sentiers», mais aussi en matière d’environnement, d’agriculture, d’alimentation durable (réalisations de supports et d’animations pédagogiques pour nos enfants, potagers partagés, expositions itinérantes,…). Le Gal a donc contribué au développement économique de notre région et à la création d’emplois.

Le PCDR remplacera le GAL?

L’argumentaire développé par la majorité anhétoise qui consiste à stigmatiser le projet du Gal de « Petits pas pour la nature » le réduisant ainsi à son seul volet environnemental est, selon nous, totalement caduc. Le GAL est complémentaire aux autres outils de développement rural tels que le PCDR, le PCDN, l’Agenda 21, l’ADL, … . Il permet ainsi de compléter les réalisations de ceux-ci par des actions de sensibilisations, des études préalables à la mise en œuvre de certains projets, la réalisation d’outils pédagogiques précieux pour nos enseignants, la communication aux citoyens, le développement de synergies entre les forces vives locales, etc… .

Si la commune d’Anhée ne voyait plus l’intérêt de certains projets proposés par le GAL, elle avait la possibilité, de donner son avis au sein du Conseil d’Administration du GAL par le biais de son représentant, Monsieur Luc Piette, et d’ainsi influer sur le développement de stratégies futures. Mais force est de constater que notre région ne bénéficiera pas des 1 800 000 € de subsides utiles au développement économique, à la création d’emplois locaux et au renforcement de l’identité territoriale grandissante de la Haute-Meuse, véritable carte de visite touristique.

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